Belles histoires à méditer









Un jeune homme et une jeune femme qui partageaient une grande passion pour le jardinage s’étaient mariés. Leur amour des plantes n’ayant d’égal que le plaisir qu’ils prenaient l’un avec l’autre, ils vécurent longtemps, heureux d’être ensemble. La seule ombre à leur bonheur était qu’ils n’avaient pas d’enfant. Ce n’est que tard dans la vie qu’ils eurent enfin un fils.


Le couple mourut de vieillesse à quelques jours d’écart ; l’un ne survivant pas au départ de l’autre. Leur fils, qui était encore un jeune garçon, devint responsable du jardin et il s’en occupa avec toute l’attention et le dévouement que ses parents lui avaient transmis. Lors du printemps qui suivit leur décès, il observa chaque jour deux papillons.


Une nuit, il rêva que sa mère et son père erraient autour de leur jardin bien-aimé, inspectant les plantes qu’ils connaissaient si bien, pour voir comment elles prospéraient entre les mains de leur enfant. Soudain, le vieux couple se transforma en une paire de papillons. Ils continuèrent ainsi leur ronde, se posant sur chaque fleur.


Le lendemain, les deux papillons étaient toujours là, mais le garçon savait maintenant qu’ils contenaient l’âme de ses parents. Ceux-ci pouvant sous cette apparence continuer à profiter de l’œuvre d’une vie entière.



Auteur inconnu




 


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Juan arrive du Mexique à la frontière séparant le Mexique des États-Unis  en bicyclette.

Il a un gros sac sur ses épaules.

 

Le douanier l'arrête et lui demande :

- Qu'est-ce que tu as dans ton sac ?

Il répond :

- Du sable.

 

Le douanier, incrédule, lui dit :

- On va voir ça... Descends du vélo.

Le douanier ouvre le sac et répand le sable qu'il contient sur le sol.

Il fouille dedans sans rien y trouver.

- C'est bon, lui dit-il.

 

Juan ramasse le sable du mieux qu'il peut et repart sur sa bicyclette.

 

Une semaine plus tard, la même chose se produit.

Le douanier demande à Juan :

- Qu'est-ce que tu as dans ton sac cette fois ?

Juan répond :

- Du sable.

 

Le douanier, qui n'est toujours pas convaincu, décide de détenir Juan pour  la nuit et d'envoyer un échantillon du sable pour analyse. Le lendemain,  les résultats révèlent qu'il s'agit bien de sable. Il laisse donc Juan  repartir sur son vélo.

 

Le petit manège se poursuit tous les deux ou trois jours pendant les quelques années qui suivent.

 A chaque fois, le douanier fouille le sac de sable. Il envoie régulièrement des échantillons pour analyses de toutes sortes mais toujours sans rien trouver d'autre que du sable.

 

Finalement, quelques années plus tard, Juan arrête de traverser la frontière en bicyclette avec son sac de sable.

 

Un beau jour, alors qu'il est en retraite, le douanier prend ses vacances au Mexique et rencontre Juan dans un petit bar sur la plage.

 

- Hé ! je te reconnais, toi! Tu n'es pas le gars qui traversait la frontière en bicyclette avec un sac de sable ?

Juan reconnaît le douanier et lui répond :

- Oui, c'est moi.

- Qu'est-ce que tu deviens ? lui demande le douanier.

- Je me suis acheté ce petit bar et je vis tranquillement, répond Juan.

 

Le douanier se décide finalement à lui demander :

- Écoute, je suis à la retraite et je n'ai plus aucun pouvoir. Je voudrais bien savoir une chose. Je n'ai jamais arrêté de penser à ça depuis que je t'ai vu la première fois. Juste entre toi et moi, tu faisais de la contrebande ?...

 

Juan esquisse un petit sourire et répond :

- Oui, et c'est comme ça que je me suis acheté ce bar.

 

Le douanier s'approche un peu et demande à voix plus basse :

- Et qu'est-ce que tu passais frauduleusement aux douanes ?

 

- Des bicyclettes....

 


 


La morale de l'histoire

 

* Avoir un regard d'enfant, un regard neuf. Si le douanier avait regardé Juan sans présupposé, sans que le mental intervienne, il aurait sans doute compris le manège. Trop souvent, nous avons des préjugés sur un type de personne ou sur quelqu'un...

 

* Avoir la maîtrise de son attention, choisir de la poser où l'on veut et ne pas laisser les autres choisir où elle se porte. Certain homme politique est très doué pour cela avec la complicité des media. Il n'est pas le seul. On manipule en attirant l'attention sur une chose secondaire pour faire passer les choses plus importantes. C'est la théorie de Milton Freidman qui dit qu'il faut profiter d'une bonne crise pour faire passer les réformes les plus douloureuses, quand les gens ont l'attention captée par des problèmes pressants. Voyez le 11 septembre ...

 

* Le sable ici est aussi le sable du temps, celui qui coule dans le sablier, ce temps que passe Juan à transporter son sable, à transporter le rien qui deviendra quelque chose grâce au temps. Il faut donner du temps pour récolter.

 


Auteur inconnu

Source http://blog.lumitoile.net/


 

 


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Un vieil homme fragile s'en alla demeurer avec son fils, sa belle-fille, et son petit-fils de quatre ans. Les mains du vieil homme tremblaient, sa vue était embrouillée et sa démarche chancelante.


La famille était attablée ensemble pour le repas. Mais la main tremblante de grand-père et sa mauvaise vue rendait le repas peu agréable. Les pois roulaient par terre, lorsqu'il prenait son verre, le lait se renversait sur la nappe. Ce qui vint à tomber sur les nerfs du fils et de la belle-fille.


"On doit faire quelque chose avec grand-père" dit le fils. Nous en avons assez du lait renversé, des bruits lorsqu'il mange et de ramasser la nourriture sur le plancher"


Alors, le fils et sa femme montèrent une petite table dans le coin. C'est là que grand-père ira manger pendant que le reste de la famille sera à la grande table. De plus, puisque que grand-père a cassé quelques assiettes, dorénavant il mangera dans un bol en bois.


Lorsque la famille regardait dans le coin, quelques fois ils pouvaient voir une larme sur les joues de grand-père qui était assis tout seul. En dépit de cela, les seuls mots que le couple avait pour grand-père exprimaient la colère et les reproches lorsqu'il échappait une fourchette ou renversait sa nourriture par terre. Le jeune de quatre ans regardait tout cela en silence.


Un soir avant le souper, le père remarqua son fils qui jouait dans son atelier et il nota des copeaux de bois sur le plancher. Il demanda gentiment: "Qu'es-tu en train de fabriquer?"


Aussi gentiment le fils répondit: "Ah! je fais un bol en bois pour toi et maman pour manger lorsque je serai grand!"


Les parents furent tellement surpris par ces paroles qu’ils étaient incapables de parler. Et puis, quelques larmes coulèrent sur leurs joues. Ils ne disaient rien mais ils savaient quoi faire. Ce soir là, le fils pris grand-père par la main et l'amena gentiment à la table familiale. Pour le reste de ces jours, il mangea ses repas avec la famille et le fils et sa femme ne se troublaient plus lorsque grand-père échappait une fourchette, renversait son lait ou salissait la nappe.

 

Auteur inconnu

 


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